top of page
Rechercher

Pourquoi le fait d’intégrer son passé ne facilite-t-il pas forcément le présent immédiatement ?

  • Photo du rédacteur: Gaëlle Gauvin
    Gaëlle Gauvin
  • 12 mai
  • 2 min de lecture

 

Aujourd'hui, j'ai envie de vous amener sur un sujet parallèle au deuil relationnel évoqué la semaine dernière : pourquoi travailler sur ses blessures ne nous apporte pas toujours ce que l'on espère...


Pourquoi le fait d’intégrer son passé ne facilite-t-il pas forcément le présent immédiatement ?


Il peut y avoir plusieurs raisons, souvent mêlées entre elles :

• Parfois, le traumatisme vécu est tellement violent que la personne n’arrive pas encore à regarder ailleurs.

• Parfois, revenir sans cesse sur son passé permet enfin d’obtenir l’attention, l’écoute ou la reconnaissance qui ont manqué auparavant.

• Parfois, rester tourné vers le passé évite d’investir pleinement le présent.

• Et parfois, c’est un peu tout cela à la fois.


Cela ne signifie pas que la situation est figée.


=> Quand le traumatisme est trop lourd, il est souvent nécessaire de commencer par travailler dessus en profondeur, ainsi que sur ses conséquences physiques et psychiques, notamment les croyances limitantes qui en découlent. Peu à peu, la personne peut alors être ramenée à elle-même, à son rythme : apprendre à se voir, à se reconnaître et à prendre sa place dans son quotidien.


=> Quand le passé devient une manière d’obtenir l’attention ou la reconnaissance qui ont manqué — souvent dans l’enfance — il s’agit d’aider la personne à identifier ce dont elle aurait eu besoin : être entendue, soutenue, consolée, reconnue dans sa douleur… Tant que ce manque reste inconscient, il tend souvent à se répéter dans la vie actuelle, parce qu’il a longtemps été lié au sentiment d’exister. En prenant conscience de cela et en le ressentant pleinement, la personne découvre progressivement qu’elle peut exister autrement. Le travail consiste alors à se reconstruire sur des bases plus solides et plus apaisées.


=> Quand une personne reste bloquée dans son passé pour ne pas investir son présent, cela agit souvent comme une protection. Cela peut toucher à l’identité, à la peur de ses désirs, à la responsabilité, au changement ou même à la peur de vivre pleinement. On parle alors de “bénéfice secondaire” : le fait de rester dans une situation difficile protège parfois de peurs plus profondes, d’une culpabilité, d’une loyauté familiale, d’un deuil ou encore de l’angoisse du vide.


*Dans ce cas, revenir au corps est souvent essentiel : respiration, ancrage, sensations physiques, mouvement… autant de moyens de revenir au présent. La kinésiologie peut être particulièrement utile dans cette étape.


! Dans tous les cas, il est important d’éviter un écueil : renforcer l’identité traumatique en réduisant la personne à ce qu’elle a vécu. Intégrer son histoire est essentiel, mais il est tout aussi important de réaliser que l’on ne se résume pas à son traumatisme. Et c’est souvent là que commence le vrai chemin de transformation.

Gaëlle



 
 
 

Posts récents

Voir tout
Nos enfants vont-ils vraiment mal ?

🤓Nos enfants vont-ils vraiment mal ? La réponse est multiple et complexe : ⭕Les nouvelles générations sont soumises à un stress social...

 
 
 
Travailler sur soi, c'est quoi ?

Je vais vous parler de moi, pour une fois. J'ai passé ma journée à débroussailler, broyer, tailler, broyer, porter, trainer, arracher,...

 
 
 

Commentaires


​© 2023 par Les émotions du corps. Créé avec Wix.com

bottom of page
Retrouvez Les Emotions Du Corps sur Resalib : annuaire, référencement et prise de rendez-vous pour les Kinésiologues